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 SIDI IFNI: 22 jeunes sous la menace de lour des peines | La commission d'enquête et d'investigation, constituée par 14 ONG de la société civile marocaine, a conclu dans son rapport que : « les événements qu'a connus Sidi Ifni sont essentiellement liés au non respect par l' Etat marocain des droits civils et politiques, des droits économiques sociaux et culturels et au manquement à ses engagements internationaux de garantir à la population de la ville les droits prévus dans la charte universelle, en particulier le droit à la dignité. ».
L' Etat a opté pour la manière forte pour répondre à la population de la région de Sidi Ifni (Sud Ouest du Maroc) qui n'a pas cessé de revendiquer son droit à un plan de développement approprié, qui mettrait un terme à la marginalisation et au chômage subis. Pourtant cette ancienne colonie espagnole, restituée au Maroc qu'en 1969, est réputée pour ses richesses locales et notamment halieutiques.
Le 7 juin 2008, les autorités ont fait appel à différentes forces de sécurité pour mener une expédition punitive. Les témoignages confirment l'usage du tabassage et matraquages systématiques, des violations et saccages des domiciles, tortures et traitements dégradants notamment envers les femmes… Sidi Ifni a subi durant de nombreux jours un véritable état de siège.
Certains des jeunes et des militants arrêtés suite à ces évènements ont été déférés devant les tribunaux et condamnés jusqu'à un an de prison ferme.
D'autres ont été pris en otage et après 9 mois de détention et de pseudo-investigations, comparaissent ce jeudi 5 mars devant le Tribunal de grande instance d' Agadir. Le pire est à craindre. Ils risquent de lourdes peines, uniquement pour l'exemple. D'autant plus que le flagrant délit argué par les autorités est fallacieux ; certains militants associatifs ont été interpellés longtemps après les événements du 7 juin. Tel est le cas par exemple de Khadija ZIANE, arrêtée le 28 juillet lors d'une visite des familles à la prison d'Inzegane. C'est en tant que Présidente de l'Association Femmes de Sidi Ifni Aït Baamrane qu'on voudrait lui faire payer son engagement et son soutien en faveur des victimes de la répression subie.
Le Collectif Maghreb Solidarité, tout en exigeant la libération des détenus de Sidi Ifni, œuvre à la matérialisation de son soutien par l'envoi d'une délégation d'observateurs étrangers pour assister au procès du 5 mars à Agadir.
Le Collectif appelle les associations, syndicats, forces politiques… et tous les citoyens épris de liberté et de la défense des droits de l'homme à amplifier la solidarité internationale conformément au cri / témoignage, poignant et émouvant, de Malika, mère du détenu RIFI, lors de la réunion publique organisée à Paris le 12 février.
Premiers Signataires : COLLECTIF MAGHREB SOLIDARITE (ATMF, ATTAC, ATF, CNCU, CNT, FTCR, NPA , PCOF , PCOT, SOLIDAIRES, UTIT, VERTS, AMF , ASDHOM, ATF-PARIS, CRLDHT , CORELSO, PDP, FDLT , MRAP, MQJS, RIAS…) c/o FTCR, 3, rue de Nantes 75019 Paris – Tel : 0146075404 - maghrebsolidarite@ras.eu.org |
|  Le collectif Internationale de solidarité avec Sidi Ifni-Aitbaamrane | Maroc : Procès politique du 12 février Libérez Khadija Ziane Libérez les prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane
Le 7 juin dernier, la région de Sidi Ifni Aït Baâmrane a été secouée par une vague de répression orchestrée par les autorités marocaines. La population portant des revendications légitimes, comme le droit au travail et la lutte contre la corruption, a été surprise aux aurores par l'intrusion des forces des l'ordre, par voies terrestre et maritime. Un bilan digne des années noires du Maroc : agressions, destructions, vols, viols... et des dizaines d'arrestations. 9 prisonniers ont été condamnés à des peines entre 6 mois et un an de prison. 13 seront jugés le 12 février prochain avec 3 militants qui comparaitront en liberté. Parmi ces prisonniers une seule femme Khadija Ziane, elle a été arrêtée le 28 juillet dernier, plus d'un mois après les évènements. elle rendait visite aux détenus à la prison d'Inzegane à Agadir. Depuis, elle est abusivement emprisonnée, tout comme l'ensemble des prisonniers politiques de Sidi Ifni Aït Baâmrane. Certains de ces détenus souffrent de très graves maladies qui exigent, notamment des interventions chirurgicales, comme c'est le cas pour Brahim Barra et Hassan Agharbi. Le collectif international de Solidarité avec Sidi Ifni-Aïtbaâmrane exige :
- La libération immédiate et inconditionnelle de l'ensemble des prisonniers politiques
- La poursuite des responsables des exactions à l'encontre de la population et des excuses de l'état
- la satisfaction des revendications légitimes des populations de Sidi Ifni Aitbaamrane.
Paris le 5 fevrier 2009
Liste des prisonniers politiques qui seront jugés le 12 février 2009
Khadija ZIANE Mohamed ELWAHDANI : Ahmed BOUFIM Abdelkader ADBIB Brahim BARRA Mohamed ISSAM Karim CHARRA Zine Al Abidine RADI Hocine TIZAGHINE Hassan AGHARBI Abdelmalek ELIDRISSI Zakaria RIFI
Liste des militants qui comparaîtront en liberté : L'hassan ELMOUMNI Brahim BOUMRAH Khaled BOUCHRA
Listes des prisonniers politiques condamnés Abderrahmane DAHBI :Condamné le
14/07/08 à un an de prison ferme Miloud BOUTKAT : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme Omar AARABE : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme Brahim HARBILI : Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme Houari SAOULAJANE :Condamné le 14/07/08 à un an de prison ferme Azzedine AMHIL : condamné le 17/09/08 à six mois de prison ferme Hassan TiZAGHINE : condamné le 16/09/08 à six mois de prison ferme Abdelouahed HAMRAOUI : condamné le 16/09/08 à six mois de prison ferme |
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